GRANDES OEUVRES ET CENSURE

 

 

Le dictionnaire Philisophique:

C'est une oeuvre de Voltaire,comportant 118 articles, publiée en juillet 1764 sans nom d'auteur.

 

 

Portant "Londres comme lieu de publication, ce dictionnaire philosophique "portatif" a été, en réalité, publié clandestinement à Genève par un dénomé Gabriel Grasset  dans le but d'éviter la censure. Au sommet de sa gloire, Voltaire eut l'idée d'un ouvrage qui regrouperait et résumerait ses grandes idées philosophiques, morales, politiques et religieuses. Les sujets abordés y sont variés (valeurs morales, politiques religieuses,...) et lui permettent d'attaquer et critiquer les injustices, les abus politiques, la société. etc... Il se sert ainsi de l'humour et de l'ironie pour faire passer un message de liberté et de tolérance. Condamné par le parlement de la cour de Rome, cette oeuvre qu'on désignera comme une "machine de guerre contre l'infâme" fut néanmoins très importante pour la lutte clandestine contre l'ancien régime, car facile à dissimuler. Voltaire avait choisi ce format de poche car, étant plus maniable et bon marché, il espérait une très large diffusion de ses idées philosophiques. Il le déclare lui-même à D'Alembert dans une lettre: "Je voudrais bien savoir quel mal peut faire un livre qui coûte cent écus. Jamais vingt volumes [...] ne feront de révolution., ce sont les petits livres portatifs à trente sous qui sont à craindre. Si l'évangile avait coûté douze cents sesterces, jamais la religion chrétienne ne se serait établie." Par ordre alphabétique, le lecteur pourra ainsi trouver toutes les armes contre le fanatisme.


Le scandale de la publication:

Après la publication du dictionnaire philosophique, Voltaire fera tout pour convaincre qu'il n'a rien à voir avec cet ouvrage,qu'il ne l'a jamais écrit.. C'est un acte de prudence: "frappez, et cachez votre main", avait-il formulé. En effet, selon les lois de l'époque, on ne pouvait pas poursuivre l'auteur d'un texte anonyme si celui-ci n'avouait pas l'avoir écrit. Ces précautions n'étaient pas superflues: l'ouvrage à provoqué le scandale dès sa parution, tout d'abord à genève ou il est condamné à être "lacéré et brulé" car c'est un ouvrage "téméraire, scandaleux, impie, destructif de la révélation". La sentence sera donc mise à exécution le 24 septembre1764. En décembre, il sera brûlé en Hollande puis à Bernes, et le Parlement de Paris le condamne le 19 mars 1765. Le Vatican finira même par le mettre à l'index (liste de livres censurés, interdits) et enfin, le premier juillet 1765, le chevalier de La Barre, qui en possédait un exemplaire, est acheminé de Paris à Abbevile jusqu'au bûcher pour être brûlé avec son ouvrage.

 sources:

-http://atheisme.free.fr/Atheisme/Bibliographie_dictionnaire_philosophique.htm
-http://fr.wikipedia.org/wiki/Dictionnaire_philosophique

 

 

 

Les lettres Persanes:

Les "Lettres persanes" est un roman épistolaire de Montesquieu (1689-1755) publié anonymement à Cologne chez P.Marteau, en 1721. Cette édition comportait 150 lettres. Jusqu'a la mort de Montesquieu, une trentaine d'éditions seront publiées mais la plus importante sera celle de 1754 (ajout de 11 lettres).

 

 

 

C'est une oeuvre satirique et romanesque,  une fiction de l'observateur oriental des moeurs Européenne. Elles est innovante car Voltaire met de la philosophie dans un roman épistolaire. Conçue entre 1717 et 1720, les lettres persannes sont devenues le premier livre emblématique des lumières françaises: Montesquieu y critique, de façon implicite, le système monarchique de la société dans laquelle il vit. Il prône aussi la séparation des pouvoirs, car à l'époque, sous la monarchie, les pouvoirs législatif, exécutif et judiciaires sont réunis sous les ordes d'une seule personne: le roi de france, ce qui rend le peuple vulnérable et versatile* face souverain.

l'histoire: Deux grands seigneurs persans, Rica et Ubsek, voyagent entre Isphan et Paris; le lecteur est témoin des différentes étapes de leur voyage, ses répercussions sur le sérail, les motifs ayant poussé ces deux seigneurs à partir. Il est aussi question dans ce roman de morale et de religion, à partir de la lettre 24, on peut observer une satyre des moeurs françaises. Leur séjour à Paris se déroule durant la fin du règne de Louis XVI et 5 années de régence.

 

*Versatile: qui est sujet à changer.

Sources: 

-http://fr.wikipedia.org/wiki/Lettres_persanes

-Dictionnaire des oeuvres

 

 

L'Encyclopédie:


L'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences , des arts et des metiers est une encyclopédie française qui a été éditée  sous la direction de Diderot et d'Alembert, de 1751 à 1772.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Diderot (1713-1784)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Jean le Rond D'Alembert (1717-1783)

 

Elle constitue un ouvrage majeur du XVIIIeme siecle: D'abord par ce que c'est la première encyclopédie française, qui contient beaucoup de connaissances du temps. Pour l'époque, elle représentait un travail considérable, Ce fut "la plus grande entreprise éditoriale" du temps grâce à son volume, au capital ayant été investi pour sa réalisation, et au nombre d'ouvriers employés (mille ouvriers ont été occupés pendant 24 ans). En effet, l'encyclopédie est "l'ouvrage d'une société de gens de lettres", dont la contribution a été extremement importante.  Cette société de gens de lettres, appelés "Encyclopédistes" sont à l'origine de la rédaction de l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert, de juin 1751 à décembre 1765. 17 volumes de textes et 11 volumes de planches furent écrits par 160 auteurs, pour la plupart philosphes.  Parmi les collaborateurs les plus actifs, on compte Diderot, le chevalier de Jaucourt, d'Alembert, Le Breton, et Louis Claude Brullé. La plupart des 140 encyclopédistes dont le nom est connu avait reçu une éducation soignée, et 62% d'entre eux sont allés au collège.  On y trouvait des médecins (23), des enseignant (23), des fonctionnaires royaux (24), un important groupe d'ecclésiastiques, et 9 avocats ou juges.

 

 

                     

Page de titre du premier tome (1751)

 

 

 

 

                                                                                          Première page de la lettre A

 

 

Le parcours de l'Encyclopédie:

Origine du projet:

-1743 A l'origine, l'Encyclopédie ne devait être qu'une traduction d'un modèle anglais, "Cyclopedia or Universal dictionnary of Arts and science" d'Epraîm Chambers de 1728. La france ne possédait pas d'ouvrage encylopédique, les Arts et métiers mécaniques étant considérés comme mineurs et sans grande importance. C'est le libraire André Le Breton qui en commanda la traduction, mais il fut escroqué.

La mise en oeuvre:

-1746 Le libraire et ses trois associés (David, Durand et Briasson) obtiennent un privilège royal de 20 ans, pour pouvoir ainsi publier le "Dictionnaire universel des arts et des sciences". Gua de Malves, chargé de la direction rédactionelle, engage alors Diderot et d'Alembert.

-1747 Gua de Malves est renvoyé, Diderot et d'Alembert prennent la place de rédacteurs en chefs. Le 16 octobre, ceux-ci sont placés à tête de rédaction d'une encyclopédie originale. Pendant les 25 années suivantes, jusqu'a l'achèvement de l'Encyclopédie, Diderot gardera cette charge. Le projet de cette encyclopédie prit, rapidement, une toute nouvelle ampleur, poussé par le désir de synthese et de vulgarisation des conaissances de l'époque.

-1750 Diderot rédige alors des prospectus dans le but d'engager des souscripteurs (qui fourniront de l'argent à l'Encyclopédie: un millier de souscriptions seront apportées) pour la vente d'une "Encyclopédie ou dictionnaire universel des arts et sciences" en 10 volumes. Il en présente un plan, suivant l'arbre des connaissances humaines: le scandale est déclaré chez les jésuites et la "Compagnie de jésus" affirme immédiatement son opposition au projet (qu'elle juge dirigé contre la morale chrétienne de l'Eglise) ainsi que le pape, les jésuites et les jansénites qui combattront l'Encyclopédie avec la même vigueur. 

Volumes 1 à 7:

-1751 Diderot et D'Alembert, désireux de mener leur projet à bien, vont s'entourer de gens de lettre et visiter des ateliers, se charger de l'édition et enfin, s'occuper d'une partie de la commercialisation. La parution du premier volume contient le "discours préliminaire" de D'Alembert qui expose les buts de sa publication. En février, les Jésuites font pression sur le Conseil d'Etat, qui alors la vente, l'achat et la possesion des deux volumes parus. Mais un directeur de librairie chargé de la censure, Malasherbes, autorise malgré tout la reprise de la publication car c'est un défenseur du projet Encyclopédique. Après cela, D'Alembert devient très prudent et souhaite ne se consacrer, désormais, qu'aux parties mathématiques.

Révocation du privilège:

-1757 Le parti dévot se sert de la tentative d'assassinat de Louis XV pour signaler le laxisme (relachement)  de la censure et affirmer que le but de l'ouvrage Encyclopédique est d'ébranler la religion et le gouvernement.

-1758 D'Alembert abandonne définitivement le projet à la suite d'un profond désaccord avec Diderot.

-1759 Le privilège de l'Encyclopédie est révoqué, et on ordonne la destruction par le feu des 7 volumes de l'encyclopédie. Le pape Clément XIII met l'oeuvre à l'index: on saisit les manuscrits de Diderot mais Malesherbes aura heureusement dissimulé les siens.Mais en Septembre, la supression du privilège est contournée, de nouveau grâce à Malesherbes qui obtient l'autorisation de publier des volumes de planches. Le rédaction et la publication des textes pourra se poursuivre clandestinement, dans l'ombre.

Reprise de la publication:

-1762 Sur un arrêt du Parlement, les Jésuites sont expulsés. Les auteurs se sentent plus libres.

-1765 Diderot achève le travail de rédaction et de supervision de L'Encyclopédie, et les dix derniers volumes sont imprimés secrètement et sans privilège sous la fausse adresse de Neuchâtel. Il est déçu et furieux d'apprendre la censure exercée un an plus tôt sur l'oeuvre par Le Breton.

-1772 Parution, sans difficulté, des deux derniers volumes de planches. (Les onze volumes de planches paraîtron de 1762 à 1772)

Initialement prévue pour contenir 10 volumes, l'Encyclopédie de Diderot en comportera finalement 17 de textes et 11 de planches; ce fut un travail de longue Haleine qui aura réclamé 24 ans de travail acharné.

-1776/1777 Charles-Josef Panckoucke et Jan-Baptite-Renet Robinet font publier un "Supplément à l'encyclopédie" qui comporte 5 tomes (dont un de planches)

-1780 parution d'une "Table Alphabétique" en deux volumes

-1799 Arrivée de l'Encyclopédie en Angleterre.

 

Cet ouvrage aurait du donner deux ou trois volumes d'une traduction fidèle, mais aura finalement pris une ampleur beaucoup plus importante et deviendra un modèle de savoir grâce aux efforts de recherche de Diderot et D'Alembert pour le mener à terme. Malrgé les scandales et les nombreux débats judiciaires autour de l'Encyclopédie, celle-ci sera achevée avec 35 volumes.

 

Sources:

 
-http://www.univ-paris-diderot.fr/diderot/presentation/encyclo.html
-http://fr.wikipedia.org/wiki/Encyclop%C3%A9distes
-http://fr.wikipedia.org/wiki/Encyclop%C3%A9distes
-http://www.les-dictionnaires.com/diderot.html
-Dictionnaire des oeuvres

 

 

 

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